Sémaphore sensoriel
Les stimuli (bruits, lumière, contact, agitation, sollicitations…) s'accumulent au fil de la journée. Le sémaphore est un feu personnel : il vous aide à repérer où vous en êtes dans votre charge sensorielle, et à savoir quand ralentir ou vous retirer — avant d'être complètement débordé·e. Il n'y a pas de « bonne » réponse : votre feu est à vous.
💡 L'idée en une phrase : avant la saturation, il y a des signes. Le but du sémaphore est de les repérer tôt (passer à l'orange) pour agir avant le rouge, parce que c'est là qu'on a encore le choix.
Prudence : le sémaphore sert à diminuer la surcharge et à vous offrir un retrait sécure ; il ne remplace ni un suivi ni des aménagements nécessaires. Si une saturation devient vraiment invivable, ou qu'une détresse forte (avec pensées de mort) apparaît, sortez-vous de la situation et contactez un professionnel, le 15 ou le 3114.
Où en êtes-vous, là, maintenant ?
Cliquez sur la couleur qui vous ressemble le plus à l'instant T. Ce n'est pas un test : c'est un repérage.
Étalonnez votre sémaphore
Pour que le feu vous parle vraiment, notez vos propres repères : quels signes vous signifient « orange » chez vous, et ce qui vous aide à chaque niveau. Vous pouvez l'imprimer ensuite.
🟢 Vert
🟠 Orange
🔴 Rouge
Pourquoi agir dès l'orange ?
- L'orange, c'est la zone des choix : vous pouvez encore réduire un stimulus, prendre un temps, prévenir. Au rouge, le système a décidé tout seul et il faut surtout se mettre en sécurité.
- Passer souvent au rouge fatigue : chaque saturation coûte beaucoup d'énergie et peut laisser une grosse fatigue après. Mieux vaut couper plus tôt, plus souvent, sans culpabilité.
- Votre sémaphore n'est pas figé : la charge varie avec la fatigue, le contexte, les jours. Les repères se précisent avec le temps — revoyez-les quand ils ne vous correspondent plus.
- Ce n'est pas une faiblesse de se retirer : c'est un outil de régulation, au même titre que boire de l'eau pour quelqu'un qui court.