Nommer l'émotion
Quand une émotion monte, la décrire par un mot précis est en soi un geste d'apaisement : le cerveau passe du mode « alerte » au mode « je sais ce qui se passe ». Cet outil vous guide, sans jugement, du signal corporel au mot juste.
💡 Pourquoi ça aide : mettre des mots sur une émotion (affect labeling) est associé à une baisse de la réaction de l'alerte cérébrale et à un retour au calme plus rapide. Nommer n'efface pas l'émotion et ne la « règle » pas : c'est un premier appui qui rend la suite plus claire. Si l'émotion signale un problème réel, elle appelle ensuite une action.
1Où est-ce que je le sens dans mon corps ?
Plusieurs réponses possibles. Le corps donne souvent la première information, avant les mots.
2Quelle intensité, maintenant ?
Situez la force de ce que vous ressentez, de 0 (à peine) à 10 (très fort).
3Quel est le mot le plus juste ?
Ne cherchez pas le mot parfait : le plus proche suffit. Cliquez un mot par famille, ou changez d'avis autant que nécessaire.
4Précisez la nuance (facultatif)
Une émotion a souvent plusieurs couches. Ajoutez ce qui la décrit le mieux.
Ma phrase
Relisez-la à voix haute, lentement. C'est souvent là que le souffle s'ouvre.
Pour que ça aide vraiment
- Nommer, ce n'est pas ressasser. On met un mot, puis on laisse l'émotion être là sans l'analyser en boucle. Décrire ≠ tourner autour du problème.
- Un mot précis bat un mot vague. « Énervé » devient plus utile en « frustré » ou « déçu » : chaque mot indique un besoin différent.
- Le corps d'abord. Si les mots ne viennent pas, restez sur la zone du corps et l'intensité : c'est déjà nommer.
- Après avoir nommé, une petite action. Si l'émotion demande quelque chose (s'éloigner, dire non, demander de l'aide), c'est le moment de choisir un premier geste.
- Ça ne remplace pas un accompagnement quand l'émotion déborde durablement ou fait souffrir au quotidien.