Mettre en sécurité (contenance)
Certaines émotions, images ou tensions sont parfois trop envahissantes au moment où l'on vit. La contenance consiste à les poser à l'écart pour un moment, dans une image qui les « tient », pour pouvoir continuer la journée sans être débordé. C'est une pause organisée, pas une disparition et encore moins un rejet.
ℹ️ L'idée en une phrase : je reconnais que ça me dépasse pour l'instant, je le dépose dans un contenant que je choisis, je le range dans un endroit sûr — et je sais que je peux y revenir, idéalement avec l'aide d'un professionnel pour l'ouvrir quand je serai plus solide.
Prudence : cet exercice ne consiste pas à supprimer ou éviter votre vécu, et ne remplace pas un accompagnement. N'ouvrez pas seul·e un contenu traumatique lourd : la petite boîte sert à attendre, pas à tout régler d'un coup. Si la détresse devient trop forte, ou si des pensées de mort vous traversent, arrêtez et contactez un professionnel, le 15 ou le 3114.
Étape 1 / 4
Choisissez votre contenant
Une image stable, solide et fermable : vous en êtes le gardien. Cliquez sur celle qui vous parle le plus — ou imaginez la vôtre.
N'importe quelle image convient : étagère, caverne, sac à dos hermétique… Tant qu'elle est à votre image et fermable par vous.
Pour imprimer ou garder en tête
- Contenir ≠ supprimer : je pose, je ne jette pas. Le contenu reste accessible ; je ne le laisse pas « disparaître » sans y revenir.
- Je suis le gardien : c'est moi qui choisis le contenant, qui le ferme et qui l'ouvre. Personne ne le touche sans moi.
- Ce n'est pas un travail de mémoire : je dépose un « paquet global », sans entrer dans le détail du souvenir, et sans le revivre.
- L'ouverture se prépare : j'y reviens avec un professionnel, quand je serai plus solide, jamais dans la précipitation.
- La contenance sert sur le moment pour traverser une journée. Veiller à ce qu'un véritable espace (séance, proche bienveillant) existe pour la suite.